Les opérations d’évacuation du MV Hondius ont débuté ce dimanche 10 mai aux Canaries sous haute surveillance sanitaire. Parmi les passagers rapatriés figure un Français présentant des symptômes compatibles avec le hantavirus, alors que le foyer épidémique à bord du navire a déjà causé trois décès.
Après plusieurs jours d’attente en Atlantique, le navire d’expédition MV Hondius a finalement rejoint les côtes de Tenerife, où les autorités espagnoles ont lancé une vaste opération sanitaire pour évacuer les passagers considérés comme cas contacts à haut risque. Plus de 140 personnes se trouvaient encore à bord au moment du début des opérations.
Les débarquements se déroulent par petits groupes sous contrôle médical strict. Les passagers quittent le bateau à bord d’embarcations légères avant d’être transférés vers des zones d’isolement temporaires puis vers l’aéroport de Tenerife Sud pour leur rapatriement. Les équipes mobilisées portent des équipements de protection renforcés afin de limiter tout risque de contamination.
Un Français sous surveillance médicale renforcée
Parmi les cinq ressortissants français présents à bord, l’un d’eux présenterait des symptômes compatibles avec le hantavirus, selon plusieurs médias internationaux. Cette situation a conduit les autorités sanitaires françaises à renforcer le protocole de prise en charge prévu à leur arrivée en France.
Le passager concerné pourrait être hospitalisé immédiatement dans un établissement spécialisé afin d’effectuer des examens complémentaires. Les autres Français seront également soumis à une période de surveillance sanitaire pouvant durer plusieurs semaines, même en l’absence de symptômes.
Les autorités françaises rappellent néanmoins qu’aucune transmission locale n’a été détectée à ce stade et que le risque de propagation reste considéré comme faible.
Trois morts et plusieurs contaminations confirmées
Le foyer de hantavirus découvert à bord du MV Hondius a déjà provoqué trois décès depuis le début de la croisière. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plusieurs cas confirmés et suspects ont été recensés parmi les passagers et l’équipage.
Les analyses réalisées ont permis d’identifier le virus des Andes, une souche rare d’hantavirus originaire d’Amérique du Sud. Cette variante fait l’objet d’une surveillance particulière car elle peut, dans certains cas exceptionnels, se transmettre entre humains lors de contacts rapprochés et prolongés.
Les premiers cas seraient apparus après une escale en Argentine, où plusieurs passagers auraient été exposés à des rongeurs porteurs du virus.
Une opération sanitaire internationale
L’évacuation du MV Hondius mobilise les autorités espagnoles, l’OMS ainsi que plusieurs gouvernements européens chargés du rapatriement de leurs ressortissants. L’Espagne a déployé un important dispositif médical et logistique autour du port de Granadilla afin de sécuriser les transferts des passagers.
Malgré les inquiétudes suscitées par cette affaire, l’OMS insiste sur le fait que le hantavirus reste beaucoup moins contagieux que les virus respiratoires classiques et qu’aucun scénario pandémique n’est envisagé à ce stade.










