C’est l’indignation totale au zoo de Lescar situé non loin de Pau, après le vol de 14 singes dans le cadre de trafic d’espèces protégées.
Le vol a eu lieu cette nuit au parc animalier de Lescar, situé près de Pau (Pyrénées-Atlantiques). Au total, ce sont neuf ouistitis et cinq tamarins pinchés qui ont été volés par des professionnels selon le directeur du zoo, Guillaume Darzacq, qui s’est confié au micro de RMC.
Un coup dur pour le parc animalier qui dispose de près de 300 animaux, dont la majorité sont recueillis à la suite de maltraitance ou de trafics.
Suite aux faits, une enquête a été ouverte et confiée au commissariat de Pau, précisent nos confrères.
Trafic d’espèces protégées : Un marché juteux aux conséquences dévastatrices
Le trafic d’espèces protégées constitue aujourd’hui le quatrième commerce illicite le plus lucratif au monde, juste derrière les drogues, la contrefaçon et la traite d’êtres humains. Orchestré par des réseaux criminels transnationaux, ce marché noir génère entre 7 et 23 milliards d’euros par an, un chiffre qui dépasse les 100 milliards d’euros si l’on y intègre la pêche illégale et le trafic de bois précieux.
L’ONU estime que plus de 4 000 espèces animales et végétales sont ciblées à travers 160 pays. Qu’il s’agisse du pangolin (le mammifère le plus braconné de la planète), des éléphants pour leur ivoire, des rhinocéros pour leur corne, des oiseaux exotiques ou encore des essences de bois rares, ce commerce alimente principalement le marché des animaux de compagnie d’exception, la médecine traditionnelle asiatique, les objets de luxe et le braconnage alimentaire.
Au-delà de l’impact direct et dévastateur sur l’effondrement de la biodiversité mondiale, ce trafic fait peser de graves risques sanitaires en favorisant l’émergence de zoonoses et fragilise l’économie ainsi que la sécurité de nombreuses régions rurales.

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