ActuFrance

Déraillement d’un TER en Seine-Maritime : la piste d’un acte criminel après la découverte d’un rail de 300 kg

Un TER reliant Rouen à Caen a déraillé à Cléon après avoir heurté un rail de 300 kg posé sur la voie. Bilan, déroulé des faits et réactions d’Hervé Morin sur cet acte suspect.


Vendredi 11 septembre en début de soirée, le trajet du TER reliant Rouen à Caen a basculé dans le chaos à hauteur de la commune de Cléon, en Seine-Maritime. Lancé à près de 120 km/h avec 186 passagers à son bord, le convoi a brutalement déraillé vers 19 h 45 après avoir percuté un obstacle massif déposé en travers de la ligne ferroviaire. La violence du choc a provoqué le coucher d’un wagon sur le côté et la sortie de rails de quatre autres voitures, semant l’effroi parmi les voyageurs. Le premier bilan fait état de 44 personnes blessées, dont une jeune femme de 18 ans évacuée dans un état grave, bien que son pronostic vital ne soit fort heureusement plus engagé.

TER Rouen-Caen : la piste d’un acte volontaire envisagée ?

Les investigations se poursuivent pour faire toute la lumière sur ce drame

L’émotion cédant rapidement le pas aux interrogations, les premières constatations réalisées sur place par les enquêteurs ont mis au jour un élément particulièrement suspect. Un morceau de rail d’un poids estimé entre 250 et 300 kg a été retrouvé directement sur la trajectoire du train. La présence d’une masse aussi imposante, alors qu’aucun chantier n’était en cours sur la zone et qu’un précédent convoi était passé sans encombre une heure plus tôt, a immédiatement orienté les investigations vers une intervention humaine délibérée.

Présent aux côtés des autorités, le président de la région Normandie, Hervé Morin, a fermement écarté l’hypothèse d’une simple coïncidence ou d’un incident matériel. Selon l’élu régional, ce tronçon d’acier de 300 kg n’est pas arrivé là par hasard et les circonstances imposent de parler non pas d’une simple malveillance, mais d’un acte à caractère criminel au vu des risques majeurs provoqués pour la vie des usagers. La brutalité de l’impact a été telle que la motrice s’est littéralement retournée sur la voie, témoignant d’un choc d’une violence inouïe.

Sur le terrain judiciaire, une quinzaine d’enquêteurs de la police nationale et des experts de la SNCF sont mobilisés pour passer le site au peigne fin. Si la qualification d’attentat a été écartée à ce stade par le parquet de Rouen, les investigations se concentrent sur la recherche de la provenance de cette pièce métallique et sur l’identification des auteurs ou complices. La circulation entre Rouen et Caen reste quant à elle suspendue le temps de procéder aux opérations complexes de relevage des rames et de remise en état des infrastructures ferroviaires.

S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Le plus récent
Le plus ancien Le plus populaire

Articles similaires