À deux jours du second tour des élections municipales à Paris, un sondage place Emmanuel Grégoire et Rachida Dati dans un mouchoir de poche. Avec seulement un point d’écart, l’issue du scrutin reste plus incertaine que jamais dans la capitale.
Le suspense est total dans la course à l’Hôtel de Ville. Selon un sondage Elabe pour BFMTV publié ce vendredi, Emmanuel Grégoire est crédité de 45,5 % des intentions de vote au second tour, contre 44,5 % pour Rachida Dati. Un écart d’à peine un point qui confirme l’extrême incertitude du scrutin à venir.
Arrivé largement en tête au premier tour avec près de 38 % des voix, le candidat socialiste voit son avance fondre à mesure que la campagne d’entre-deux-tours progresse. Face à lui, la candidate de droite bénéficie d’une dynamique favorable, notamment grâce aux recompositions politiques et aux alliances intervenues après le premier tour.
Une triangulaire décisive
Le maintien d’une troisième candidate issue de la gauche radicale complique encore davantage la lecture du scrutin. Cette configuration en triangulaire pourrait rebattre les cartes et limiter les reports de voix, rendant toute projection particulièrement fragile.
Dans ce contexte, Rachida Dati espère capitaliser sur la division de la gauche pour renverser une majorité en place depuis plus de vingt ans, tandis que Emmanuel Grégoire tente de maintenir l’unité de son camp malgré les tensions internes.
Un scrutin à forts enjeux nationaux
Au-delà de la capitale, ce duel serré s’inscrit dans un contexte politique plus large. Les municipales de 2026 constituent un test majeur pour les équilibres politiques en France, à un an de la présidentielle de 2027. À Paris, symbole politique et médiatique, l’issue du vote aura une portée nationale évidente.
Jamais depuis le début de la campagne l’écart entre les deux favoris n’avait été aussi faible. À la veille du vote, une seule certitude demeure : le résultat se jouera à quelques milliers de voix.










