Alors que des rassemblements sont prévus ce samedi dans la cité rhodanienne, les autorités ont consenti à maintenir une manifestation encadrée malgré les craintes de débordements et les appels au calme.
Lyon (France) – Une marche en hommage à Quentin Deranque, jeune militant d’extrême droite mort après une violente agression en marge d’une rixe entre groupes politiques à Lyon, doit se tenir ce samedi 21 février. Malgré les fortes réserves exprimées par des autorités locales et l’intensification des tensions politiques, la préfecture du Rhône a autorisé le rassemblement en avançant qu’un dispositif de sécurité « important » a été mis en place pour prévenir tout débordement.
Un hommage sous haute surveillance policière
Prévu à partir de 15 h depuis la place Jean Jaurès (7ᵉ arrondissement), le cortège devrait rallier les rues avoisinantes jusqu’au lieu où Quentin Deranque a été mortellement agressé début février. La préfecture a déployé un dispositif de sécurité jugé exceptionnel, avec le concours de plusieurs compagnies de CRS, de gendarmes mobiles et de renforts policiers venus d’autres départements, pour encadrer la manifestation et limiter les risques d’affrontements entre groupes antagonistes.
Au vu des événements récents, les autorités craignent toujours des heurts entre militants d’extrême droite et d’ultra-gauche. Le ministre de l’Intérieur a lui-même évoqué la perspective d’une participation comprise entre 2 000 et 3 000 personnes, tout en appelant au calme et au respect du caractère pacifique de la marche.
Polémiques politiques et appels au calme
L’organisation du rassemblement a suscité de vives réactions. Le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, avait demandé l’interdiction du défilé, soulignant le « risque réel de débordements violents ». Plusieurs voix politiques de différentes familles, ont appelé au retrait de tout signe d’affiliation partisane durant la mobilisation.
La famille de Quentin Deranque, par l’intermédiaire de l’organisatrice du rassemblement, a pour sa part exprimé qu’elle ne participerait pas au cortège, estimant que « toute action violente ou perturbation saliraient la mémoire » du jeune homme.
À l’échelle nationale, le président de la République a lancé un appel au calme afin d’éviter l’embrasement politique autour de cette affaire tragique.










