Paris, Marseille et Lyon restent à gauche, Nice bascule à droite, et des basculements surprenants marquent l’élection municipale de ce dimanche.
À Paris, le candidat socialiste Emmanuel Grégoire a remporté la mairie, poursuivant l’héritage socialiste de la capitale après Anne Hidalgo, avec un score significatif face à la droite.
Dans le sud, Marseille a choisi de reconduire Benoît Payan, également porté par une coalition de gauche, malgré une pression accrue du Rassemblement national (RN).
Grégory Doucet réélu maire de Lyon
À Lyon, l’écologiste Grégory Doucet a été réélu maire, confortant l’ancrage écolo‑progressiste dans l’agglomération rhodanienne.
En revanche, des résultats contrastés apparaissent ailleurs : Nice bascule à droite, avec l’élection d’Éric Ciotti, candidat soutenu par un large arc conservateur proche du RN, une victoire symbolique pour la droite sur la Côte d’Azur.
À Bordeaux, le centre s’impose avec Thomas Cazenave, qui renverse le scrutin face à l’équipe écologiste sortante.
Édouard Philippe reconduit au Havre
D’autres grandes villes confirment des tendances variées : Toulouse reste à droite, Le Havre reconduit Édouard Philippe (centre‑droit), et des villes comme Lille, Nantes, Rennes ou Grenoble offrent des succès à la gauche ou à des coalitions progressistes.
Ce scrutin local révèle une France politique éclatée, où chaque force traditionnelle, gauche, droite, centre, crée son espace selon l’ancrage territorial, tandis que l’extrême droite peine à s’imposer dans les plus grands centres urbains malgré des percées dans les villes moyennes.










