Vendredi 6 février 2026, en plein centre de Grenoble (Isère), une grenade a été lancée dans un institut de beauté provoquant l’explosion de la vitrine et blessant légèrement six personnes, dont un enfant de cinq ans. Les auteurs restent en fuite et leurs motivations demeurent pour l’instant inconnues.
Aux alentours de 15h, plusieurs individus masqués se sont approchés d’un institut de beauté situé boulevard Gambetta, en centre-ville. Selon les premières constatations recueillies par les forces de l’ordre, l’un des individus est entré dans le salon et y a jeté un engin explosif, qualifié de grenade par les autorités avant que le groupe ne prenne la fuite.
La déflagration a soufflé la vitrine du commerce et provoqué des blessures légères chez six personnes présentes sur place, victimes du souffle de l’explosion. Parmi elles figure un enfant de cinq ans. Aucun des blessés n’a été hospitalisé ; ils ont tous été pris en charge par les secours sur place.
Un périmètre de sécurité a été rapidement mis en place par les forces de l’ordre, tandis que les enquêteurs de la police judiciaire ont été saisis de l’enquête. À ce stade, les motivations de l’attaque ne sont pas encore établies.
Le procureur de la République d’après certaines sources a précisé que l’engin n’était pas une grenade offensive classique mais plutôt un engin produisant un effet de souffle, suggérant une volonté d’intimidation plutôt que de meurtre ciblé.
Les individus activement recherchés
Les auteurs de l’attaque sont toujours recherchés. Ils ont fui immédiatement après les faits et demeurent introuvables à l’heure actuelle, selon les forces de l’ordre. L’enquête a été ouverte pour « blessures involontaires par engin explosif » et « tentative d’intimidation criminelle », bien que les qualifications précises puissent évoluer au fur et à mesure de l’investigation.
Sur place, plusieurs riverains ont décrit une scène de chaos et de stupeur. Une pharmacienne voisine raconte avoir entendu un « énorme bruit, comme si une bombe avait explosé » et vu des clients et employés en état de choc juste après l’explosion.
Cette attaque ravive des souvenirs inquiétants pour une ville qui avait déjà été le théâtre d’un fait divers grave similaire l’année dernière. Le 12 février 2025, une grenade avait été lancée dans un bar associatif du quartier Village Olympique, blessant une quinzaine de personnes, dont plusieurs grièvement, lors d’un règlement de comptes lié à des trafics locaux. Cette affaire avait donné lieu à une enquête approfondie, incluant une mise en examen d’un mineur suspecté d’être impliqué.
Les autorités locales, tout comme les services judiciaires, n’ont pas encore fait de déclaration publique détaillée ce vendredi soir. La préfecture de l’Isère et la police nationale poursuivent leurs investigations pour déterminer l’origine, la nature précise de l’engin utilisé et les mobiles possibles des auteurs.
Une ville de plus en plus confrontée à l’insécurité : quelles implications ?
Pour les habitants et commerçants grenoblois, cet événement signe une nouvelle étape dans une série d’actes violents qui avaient déjà marqué l’année précédente. Entre tensions liées à certains trafics de rue, incidents à répétition et sentiment d’insécurité croissant, la population appelle aujourd’hui des réponses claires des autorités en matière de sécurité publique et de prévention des violences urbaines.
L’attaque d’aujourd’hui, en plein centre-ville à une heure de forte activité commerciale et piétonne, interroge sur la facilité d’accès à des engins explosifs et le degré d’organisation des auteurs. Les enquêteurs tenteront aussi d’établir si des liens existent avec des réseaux criminels locaux ou s’il s’agit d’un acte isolé.
Pour l’heure, Grenoble reste sous le choc, et la police multiplie les appels à témoins et les analyses sur les images de vidéosurveillance du quartier.









