Illustration d'un véhicule de police / Max Fleischmann - Unsplash
Jeudi 12 février en fin d’après-midi, dans le 7e arrondissement de Lyon, un violente altercation a éclaté près de l’Institut d’études politiques (Sciences Po), où se tenait une conférence organisée par Rima Hassan, eurodéputée de La France insoumise (LFI).
Selon les premiers éléments recueillis par les enquêteurs et les services de police, des groupes de militants d’orientations opposées se seraient affrontés devant l’établissement, avant que la situation ne dégénère en rixe dans les rues adjacentes.
C’est dans ce contexte que Quentin D., 23 ans, aurait été attiré dans un groupe puis violemment agressé. Filmées par des riverains, les séquences diffusées montrent plusieurs individus s’en prenant à lui, le rouant de coups alors qu’il est à terre quai Fulchiron, à quelques centaines de mètres du lieu de la conférence.
Les secours l’ont transporté en urgence à l’hôpital Édouard-Herriot, où il a été hospitalisé dans un état critique, souffrant de traumatismes graves à la tête.
Deux jours après l’agression, Quentin est décédé samedi 14 février des suites de ses blessures, a annoncé le parquet de Lyon. La victime avait développé une commotion cérébrale irréversible à la suite des coups reçus.
L’enquête, initialement ouverte pour « violences aggravées », a été requalifiée en « coups mortels aggravés », avec plusieurs circonstances aggravantes désormais retenues. Elle est confiée à la Direction interrégionale de la police judiciaire. Aucun suspect n’a pour l’instant été interpellé officiellement.
Les circonstances précises de la bagarre restent encore floues, plusieurs versions circulant :
Des responsables du collectif Némésis, groupement indépendantiste/groupe identitaire présent sur les lieux, assurent que Quentin faisait partie du service d’ordre chargé de la sécurité des militants présents et qu’il aurait été attaqué par des militants dits « antifascistes », évoquant notamment des membres dissous du mouvement La Jeune Garde.
La famille de Quentin, relayée par son avocat, nie qu’il était impliqué comme agent de sécurité et affirme qu’il défendait ses convictions « sans violence », dénonçant un « **guet-apens ».
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