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« Si les sales connes reviennent, on les fout dehors ! » : la phrase choc de Brigitte Macron fait polémique après la soirée d’Ary Abittan

Lors d’un spectacle perturbé samedi à Paris par des militantes féministes, la Première dame a été filmée en coulisses en train de s’exclamer visiblement en riant que « s’il y a les sales connes, on va les foutre dehors ». La séquence, rapidement supprimée des réseaux sociaux, a provoqué un tollé et contraint son entourage à s’expliquer.


Samedi soir, dans la salle des Folies Bergère à Paris, des femmes appartenant au collectif #NousToutes, certaines masquées du visage de l’humoriste, sont montées sur scène pour interrompre le spectacle de l’humoriste Ary Abittan en scandant « Abittan violeur ». Ces militantes dénonçaient les accusations de viol portées contre l’artiste, malgré un non-lieu prononcé en sa faveur.

Rapidement, elles ont été évacuées, d’abord par la sécurité, puis avec l’aide de spectateurs.

Dimanche, lors d’un retour en coulisses, une vidéo publiée par le magazine people Public puis largement partagée montre la première dame (et fille de l’actuel chef de l’État), commentant l’incident en ces termes : « S’il y a les sales connes, on va les foutre dehors ! »

Selon l’article, l’enregistrement a été effectué avant le début du spectacle. L’expression, tenue en « éclat de rire », a immédiatement suscité indignation et questionnement sur le ton employé.

Réactions et explications de l’entourage

Face au tollé, l’entourage de Brigitte Macron est rapidement intervenu. Interrogé par l’AFP, il assure qu’il ne fallait « voir dans cet échange qu’une critique de la méthode radicale employée » par ces militantes, jugée inacceptable dans le cadre d’un spectacle. Autrement dit, selon ses proches, la Première dame ne nominalisait pas un groupe social mais condamnait les gestes perturbateurs.

Pour autant, la phrase et le registre familier ne passent pas mieux pour beaucoup. Sur les réseaux sociaux, des élus et personnalités de différents bords ont condamné le langage employé, soulignant qu’une femme, et à fortiori la Première dame, ne devrait pas recourir à de tels termes. Parmi elles, reprend une députée de l’opposition : « Un non-lieu n’efface pas la parole et les ITT d’une femme ».

Il convient de rappeler que si l’humoriste a bien été mis en examen pour viol en 2021, la justice a finalement prononcé un non-lieu en avril 2024, décision confirmée en appel en janvier 2025.

Mais pour le collectif féministe et pour certains observateurs, ce non-lieu ne met pas un terme à la controverse, surtout dans un contexte de mobilisation contre les violences faites aux femmes et de débat public sur la responsabilité des artistes.

La Rédaction

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