France

Lilian M. condamné à 20 ans de prison pour le meurtre d’Anaïs Méchain

Le parquet a condamné Lilian M. à 20 ans de prison, pour le meurtre d’Anaïs Méchain, 18 ans, tuée en mai 2021. Le procès, chargé d’émotion, s’est tenu cette semaine devant la cour d’assises de Seine-Saint-Denis.


Quatre ans après le drame, la justice a rendu son verdict ce vendredi 24 octobre 2025, dans l’affaire du meurtre d’Anaïs Méchain. Le ministère public a requis vingt ans de réclusion criminelle à l’encontre de Lilian M., aujourd’hui âgé de 22 ans, pour avoir étranglé la jeune femme lors d’une rencontre en 2021.

Selon les éléments rapportés par La Voix du Nord, le procureur a dénoncé un acte d’une « violence froide et implacable », estimant que l’accusé avait pleinement conscience de ses gestes.

Rappel des faits

Dans La nuit du 9 au 10 mai 2021, Anaïs Méchain, âgée alors de 18 ans, s’était rendue dans la région parisienne après avoir été contactée via une petite annonce liée à une activité de prostitution. L’homme mis en cause, âgé de 18 ans à l’époque, l’avait reçue dans le domicile de ses grands-parents avant de la conduire dans un parking souterrain de la commune du Plessis‑Trévise (Val-de-Marne).

Au cours de l’acte sexuel tarifé, Lilian M avait refusé de payer la somme convenue (environ 100 euros), proposant seulement la moitié à la victime. Face à sa protestation, une altercation avait éclaté. Lors de cette dispute, l’homme avait frappé Anaïs, faisant tomber la jeune femme avant de l’étrangler en lui obstruant la bouche avec sa main.

Le corps d’Anaïs Méchain avait été retrouvé le matin du 10 mai 2021 sur un trottoir de Pontault‑Combault (Seine-et-Marne), après que l’accusé l’avait abandonné là, après avoir tenté de la brûler « peut-être dans l’intention de dissimuler les traces ».

Son histoire, marquée par une grande précarité et un parcours de jeune adulte en rupture, avait profondément ému sa région natale. L’enquête avait rapidement conduit à l’arrestation de Lilian M., qui avait reconnu les faits tout en niant toute préméditation.

Durant le procès, la défense a tenté de convaincre les jurés que le geste n’était pas préparé, évoquant un « moment de panique » et un jeune homme dépassé par ses actes. Mais pour l’accusation, les faits sont trop graves pour être atténués : « Anaïs a été privée de sa vie sans aucune justification », a martelé le ministère public.

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