Olivier Py / Capture Youtube interview OPSIS
Olivier Py aura marqué quelques institutions prestigieuses, et tenté sans succès d’en intégrer d’autres : parmi ses plus beaux titres, on n’oubliera pas son passage au très prisé théâtre de l’Odéon de 2007 à 2012, puis son long mandat à Avignon, entre 2013 et 2022. Une expérience qui s’est terminée sur un spectacle dont la longueur et l’excentricité avait quelque peu divisé la critique.
Après le clap de fin du Festival, Olivier Py avait brigué la tête du Théâtre National de Strasbourg, mais il avait été devancé par Caroline Guiela NGuyen. Py s’était également tourné vers la Comédie de Genève et l’Opéra Comique de Paris, sans plus de succès. Mais c’est finalement une autre institution – et non des moindres – qui a choisi de s’adjoindre les talents du metteur en scène.
Olivier Py s’est exprimé sur sa nomination dans un communiqué diffusé par le Théâtre du Châtelet : « Ce théâtre magnifique a toujours été cher à mon coeur. Il est le symbole d’une intelligence festive, ouverte à tous, son histoire est riche de chefs-d’oeuvre, son héritage est une inspiration. » Ce haut lieu de la culture artistique mondiale a en effet plus d’une fois été la scène de bouleversements de l’univers musical. Pour ne citer qu’une des révolutions dont il a été le témoin : l’incroyable danse aux accents primitifs de L’Après-midi d’un Faune du grand Nijinski.
Pourtant, la reprise en main du Théâtre constitue aussi un défi à relever : depuis le départ de Ruth MacKenzie en 2020, l’établissement, géré par son codirecteur Thomas Lauriot jusqu’à juillet dernier, attendait de retrouver une tête pensante qui lui confère une orientation claire dans la programmation et la direction artistique.
Le théâtre du Châtelet est géré par la Mairie de Paris, qui a donc procédé à la nomination d’Olivier Py. Si Anne Hidalgo a twitté que cette nomination était une « promesse d’audace, de joie, de surprises et d’impertinence », Olivier Py devra tout d’abord se confronter au déficit financier colossal que connaît l’institution, malgré un taux de remplissage des salles quasi plein. Mais ce n’est pas cette perspective plus pragmatique qui a provoqué la discorde.
Alice Coffin, élue écologiste, a exprimé publiquement un avis plus qu’opposé à l’élection d’Olivier Py, soulignant sur les réseaux sociaux le caractère selon elle arbitraire et sexiste de la nomination d’un homme, quand deux autres personnages – féminins – étaient pressentis, et tout aussi expérimentés que l’ancien directeur du Festival d’Avignon : Valérie Chevalier, directrice de l’Opéra de Montpellier, et Sandra Martins, à la tête du Carreau du Temple.
Riposte de Carine Rolland, adjointe au Maire : « Olivier Py a été nommé à une majorité écrasante ». Après les remous suscités par le choix d’Olivier Py, reste à voir comment répondra l’artiste par son implication et sa créativité à la tête d’un théâtre qui a vu passer des morceaux d’anthologie du théâtre et de la danse.
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