La jeune femme de 16 ans à la sortie du tribunal face à la presse / Capture Twitter @aureliesarrot
Sur les 13 prévenus qui ont dû faire face à la justice, 11 d’entre eux ont été condamnés ce mercredi à des peines de 4 à 6 mois de prison avec sursis. Certains des accusés sont condamnés à verser 1500 euros de dédommagement à l’adolescente pour préjudice moral.
Chacun d’entre eux devront également s’acquitter de 1000 euros pour payer les frais d’avocats.
« Je m’attendais à bien pire mais honnêtement, on a gagné, et on gagnera encore »
Mila
Un autre prévenu a quant à lui bénéficié d’un vice de procédure et un second a été relaxé pour faute de preuves, précise LCI. « Je m’attendais à bien pire mais honnêtement, on a gagné, et on gagnera encore » a déclaré la jeune femme à la sortie du tribunal.
L’affaire remonte au 18 janvier 2020 quand l’adolescente de 16 ans ouvre une discussion vidéo en direct avec les abonnés de son compte Instagram. Elle y discute de sa vie privée et de ses préférences amoureuses. Au fil de la discussion, les échanges s’orientent sur la religion et Mila assume toutes les « rejeter ». Elle publie une story pour justifier ses propos et c’est cette vidéo qui déclenche un torrent d’insultes à son égard. Elle y déclare : « Je déteste la religion, (…) le Coran il n’y a que de la haine là-dedans, l’islam c’est de la merde. (…) J’ai dit ce que j’en pensais, vous n’allez pas me le faire regretter. Il y a encore des gens qui vont s’exciter, j’en ai clairement rien à foutre, je dis ce que je veux, ce que je pense. Votre religion, c’est de la merde, votre Dieu, je lui mets un doigt dans le trou du c**, merci, au revoir. »
Suite à la publication de sa vidéo, la jeune femme de 16 ans aurait reçu près de 100.000 messages haineux. Malgré tout, Mila continue de se défendre mais les menaces sont de plus en plus violentes à son égard.
Le 14 novembre 2020, l’adolescente repartage sur le réseau TikTok une vidéo où elle s’en prend à ses harceleurs en y déclarant notamment : « Et dernière chose, surveillez votre pote Allah, s’il vous plaît. Parce que mes doigts dans son trou du c** je ne les ai toujours pas sortis. »
Une nouvelle vague de menaces se déferle alors sur l’adolescente : « qu’elle crève », « tu mérites de te faire égorger » ou « je vais te faire une Samuel Paty ». Elle est exclue de son nouveau lycée militaire après avoir par mégarde cité le nom de l’internat où elle vivait. La classe politique reprend l’affaire en mains et de nouvelles charges sont retenues contre les auteurs des menaces.
Par Jérémy Renard
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