Valéry Giscard D’Estaing / CC - Kleinschmidt / MSC
« Je viens vous dire au revoir » avait dit Valery Giscard D’Estaing lors de sa dernière allocution aux Français. Il venait d’être battu par François Mitterrand. Aujourd’hui, c’est la France qui lui dit au revoir.
Ce personnage politique a commencé sa longue carrière en 1956. Celui qui était un inspecteur des finances est élu député du Puy-de-Dôme. Sous la présidence du Général de Gaulle, il est nommé secrétaire d’État aux Finances. De 1959 à 1962, il occupera ce poste. En 1962, Giscard devient ministre des Finances et des Affaires économiques. Malheureusement, en 1966, il est exclu du gouvernement. L’ancien député exprime ces réserves envers les gaullistes. Lors du referendum de 1969, il appelle même à voter « non ».
Lors de la présidence de Georges Pompidou, il retrouve son poste de Ministre de l’économie et des Finances. En parallèle, il est le président des Républicains indépendants. Ce parti politique est la deuxième force de droite.
En 1974, VGE se présente à l’élection présidentielle. Giscard bouleverse les règles du jeu : il élimine Jacques Chaban-Delmas, un des favoris, au premier tour. Il est alors en face de François Mitterrand au second tour. Giscard remporte l’élection. Il devient le président de la République le plus jeune depuis 1895 à 48 ans. Depuis, Emmanuel Macron lui a volé ce titre.
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Giscard applique alors son programme libéral. Nombre de ces mesures marquent le pays et sont encore utile aujourd’hui. La majorité est abaissé à 18 ans, le divorce par consentement mutuel est adopté, l’interruption volontaire de grossesse est dépénalisé. L’industrie nucléaire trouve un second souffle. De plus, c’est la fin de la tutelle de la télévision publique. Il développe aussi le projet de TGV. Le président français est aussi très porté sur la construction européenne. La France s’implique aussi à l’international avec plusieurs opérations militaires.
Sous son mandat, les Trente Glorieuses touchent à leur fin. Des difficultés économiques s’annoncent, alors que le président est un spécialiste de l’économie. Il change de premier ministre et instaure une politique de rigueur jusqu’à la fin de son septennat.
En 1981, il se présente donc pour un deuxième mandat présidentiel. Giscard est donné réélu jusqu’aux élections. Au second tour, il retrouve son adversaire François Mitterrand. Giscard perd l’élection.
Après cette défaite, il est réélu à l’Assemblée Nationale. Giscard devient président du conseil régional d’Auvergne. Il fonde son propre parti, Union pour la Démocratie Française, dont il assure la présidence. Fervent partisan d’une Europe unie, il devient député européen, puis président de la Convention sur l’Avenir de l’Europe.
En 2004, l’ancien président se retire de la vie politique. Il devient alors membre du Conseil Constitutionnel, dont il était membre à vie. Un an auparavant, il avait été élu à l’Académie Française.
Hier, l’ancien président est mort des suites du COVID-19. Il avait 94 ans. Il a laissé un héritage politique énorme et des souvenirs à toute une génération.
Par Emilie Autin
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