Un manifestant boxe un CRS ce samedi 5 janvier / LINE PRESS / TWITTER
[dropcap]C[/dropcap]e samedi 5 janvier, pour la première grande manifestation de l’année des gilets jaunes, la mobilisation était importante. Selon le Ministre de l’intérieur, 50 000 personnes étaient réunies sur tout le territoire en marge de l’acte 8.
A Paris, si la manifestation a débuté dans le calme, de violents affrontements sont survenus au cours de la journée entre manifestants et forces de l’ordre. Une scène particulièrement violente s’est produite au cours de cette mobilisation des gilets jaunes sur la passerelle Sédar-Senghor dans le 1er arrondissement de la capitale. Sur les images filmées par l’agence Line Press, on peut-y voir plusieurs manifestants forcer un barrage de police. L’un d’entre eux, va même jusqu’à boxer un CRS. Ce dernier finira par se replier avec ses collègues en infériorité numérique.
Les Syndicat des commissaires de la Police nationale n’ont pas tardé à réagir après avoir visionné les images. Ces derniers ont publié un tweet dans lequel ils expliquent avoir identifié l’individu qui a porté des coups au policier. « Monsieur, vous qui avez frappé un collègue à terre, vous êtes identifié. Pour un boxeur, vous ne respectez apparement pas beaucoup de règles. Nous allons vous apprendre celles du code pénal. » peut-on lire en légende du tweet qui a été publié quelques heures après les faits. Un tweet accompagné d’un cliché montrant deux boxeurs s’affronter sur un ring.
Au cours de la journée, toujours sur cette même passerelle, un autre CRS va être mis à terre par plusieurs personnes avant d’être roué de coups. Le policier finira par se relever pour rejoindre ses collègues. Des violences qui rappellent celles commises lors du 1er décembre dernier à l’Arc de Triomphe où des policiers avaient été frappés par des manifestants.
Face à ces nouvelles violences, Emmanuel Macron n’a pas tardé à réagir sur les réseaux sociaux. Ce dernier explique : « Une fois encore, une extrême violence est venue attaquer la République – ses gardiens, ses représentants, ses symboles. Ceux qui commettent ces actes oublient le cœur de notre pacte civique. Justice sera faite. Chacun doit se ressaisir pour faire advenir le débat et le dialogue. »
De son côté, Christophe Castaner explique que « ceux qui attaquent, qui brûlent, qui brutalisent, ceux qui au fond en veulent à nos institutions. Leurs dires que nos institutions sont solides. » puis d’ajouter « Notre détermination est totale ! »
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