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Mieux vaut une nuit courte au sommeil de plomb qu’une nuit longue ponctuée de réveils multiples !

L’Université John Hopkins de Baltimore (Etats-Unis) vient de mettre à jour une donnée essentielle sur notre sommeil, encore paré cependant d’un voile de mystère, mais que l’on perce peu à peu tel du gruyère. Ce dernier (qui représente tout de même en moyenne un tiers de notre vie) et dont nous (les français  j’entends) sommes 62% à nous plaindre, livre un de ses secrets supplémentaires et fondamentaux, à la lumière d’une étude, dont les résultats ont été publiés dans la -bien nommée pour l’occasion- revue Sleep : il en résulte la conclusion qu’il est moins mauvais pour la santé de se coucher tard et de dormir peu que de se coucher tôt mais d’avoir un sommeil haché, entrecoupé de maudits réveils, contre lesquels nous pesterons à fond le lendemain.

Pour en arriver à cette conclusion, les scientifiques ont sélectionné 62 volontaires, des deux sexes, ne présentant aucun trouble avéré du sommeil. Ils les ont divisés en 3 groupes distincts : les premiers, vilains petits veinards par rapport aux autres, avaient le droit de dormir autant qu’ils le souhaitaient, les seconds n’avaient droit qu’à un quota restreint d’heures de sommeil chaque nuit, et les derniers, beaucoup plus mal lotis, étaient réveillés plusieurs fois au cours de leur sommeil. L’étude a duré seulement 3 nuits mais les résultats sont révélateurs concernant notamment l’impact sur l’humeur : ainsi, les membres du groupe qui étaient régulièrement réveillés avaient un déficit de 31% de la bonne humeur et ce dès la seconde nuit. Ceux qui se sont couchés plus tard ont présenté une baisse de la bonne humeur de seulement 12%.

Donc c’est le groupe « coucher tard » qui l’emporte aisément sur le groupe « réveils forcés », en ce qui concerne le fait spécifié plus haut de se lever du bon pied (pour être d’attaque pour la journée) avec des variations minimes de l’humeur donc un caractère d’emblée plus jovial. L’attention, entendons par-là les capacités de concentration, est elle aussi accrue. Il convient également au préalable de se mettre en condition pour un sommeil souhaité des plus réparateurs : bannir tous nos objets aux ondes néfastes, surtout avant le coucher (smartphones, tablettes, télévision, etc.), a en effet une efficacité prouvée sur une nuit plus bénéfique. Pour résumer, il convient donc de privilégier le qualitatif sur le quantitatif qui apporte le plus de récupération.

Eric F.

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Eric F.

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